–	PHILOSOPHIE A BARBUDA ILE QUASI DESERTE ENTRE RÊVES ET REALITES MEDITATION  POUR CEUX QUI NE VEULENT PAS ATTENDRE LA RETRAITE A 65 ANS POUR CE VOYAGE ?

– PHILOSOPHIE A BARBUDA ILE QUASI DESERTE ENTRE RÊVES ET REALITES MEDITATION POUR CEUX QUI NE VEULENT PAS ATTENDRE LA RETRAITE A 65 ANS POUR CE VOYAGE ?

Ce temps mis à disposition loin de toutes civilisation me permet de laisser aller mes pensées.

notre guide pour le sanctuaire
notre guide pour le sanctuaire

Le principal défi est réalisé : la transat aller à la voile, mais ce n’est pas le plus dur qui est la transat retour ou plus on avance plus on a froid, et les vents du côté des Bermudes sont terrifiants quand ils décident de forcir. Il faudra peut-être être 3 pour le retour ?
Je ne suis pas le petit prince mais ce voyage de 9 mois, quelque part initiatique, nous fait vivre des moments extraordinaires au plus près de la nature et de ses cadeaux multicolores de plus en plus merveilleux attisent l’envie de continuer.
les cheveux au vent vers les frégates
les cheveux au vent vers les frégates

Certes, au travers de cette croisière, nous cherchons tous sans l’avouer notre Grall, notre identité, plus de bonheur. Que peut-il nous arriver de mieux pour les 20 ans qu’il nous reste à vivre ? Un amour qui ne se ternirait jamais au fil du temps …? De nouveaux amis rencontrés pendant cette traversée à qui l’on aurait envie de tout donner contre rien, seulement un sourire ? Tous les enfants et petits enfants qui arriveraient en avion privé sur la piste de ce minuscule aérodrome de COCOA bay.
le parc national de BARBUDA
le parc national de BARBUDA
 LARBRE DU VOYAGEUR QUI NE SEST PAS ENCORE OU SE POSER
LARBRE DU VOYAGEUR QUI NE SEST PAS ENCORE OU SE POSER

C’est génial
– de pouvoir rester torse nu, et de naviguer sur la mer sauvage qui ondule au gré des vents sans autre bruit que la vague d’étrave à l’avant –au portant, c.a.d au grand largue dans le sens des vagues avec cette eau à 28 °C à près de 7 nœuds.
– De faire la totalité des repas sur le bateau du break first au dîner à l’extérieur avec une vue 360 ° sur la mer torse nu sans jamais avoir froid.
– De perdre 7 kgs sans faire de régime , uniquement parce que la nourriture est essentiellement végétarienne et sans graisse a bord, car dans les iles , il ne pleut pas , donc pas de pâturage, pas de vaches, pas de boucheries, pas de viande à bord, sauf très rarement.
– De se baigner tout nu ici face à l’océan, sans voisins à Barbuda dès le petit déjeuner, sans avoir envie de se sécher après tellement il fait chaud.
– De ne rien avoir à rincer et à nettoyer après ce bain
– de tutoyer au plus près cet immense océan au fil des jours

les coraux 1
les coraux 1
les coraux 2
les coraux 2
les coraux 3
les coraux 3

– de changer de mouillages paradisiaques tous les 2 ou 3 jours sans avoir à s’acquitter de taxes journalières comme nos politiques en préparent en ce moment en France, ici les mouillages sont gratuits.
– De voir François Hollande faire le singe au 8 mai , à l’hôtel des collectivités depuis notre mouillage à Gustavia, (c’est à peu près le seul animal tropical que nous n’avions pas encore rencontré ! )
– de rechercher en plongée des coraux & des poissons toujours plus beaux,
Anémones de mer
Anémones de mer

– de voir ces pélicans avec un nez comme le concorde qui maintenant se laissent presque caresser sur le ponton, ces frégates noires à deux queues chez elles devant Low Bay, à l’envergure de plus de 2 mètres, capables de se nourrir de poissons en vol sans toucher l’eau car leurs ailes ne sont pas huilées et prévues pour cela,
– d’observer ces tortues de plus de 160 kg qui passent de plus en plus près de nous et y vont même jusqu’à s’accoupler devant nous à COCOA Bay (si, si, c’est filmé !)
– toujours plus disait F de Closets, plus de sensations, d’émotions, un rêve à portée de main, diner le soir les pieds réellement dans l’eau sur une plage sur un fauteuil habillé de draps blancs à Antigua (voir photos, mais ça on ne l’a pas fait ! on l’a vu seulement.).

Mais un jour, mais quand ? Le navire et son capitaine seront épuisés, fatigués, le voyageur que je suis devra se poser mais où ? En Bretagne, dans un pays tropical ou aux Canaries, moins loin et un peu encore en Europe ?
Ce jour, parfois j’ y pense avec quelques angoisses après ce que j’ai vécu ici en 9 mois. Que manque t-il de plus merveilleux dans ma vie que je n’aurais pas goûté avant de partir d’ici ? Qui peut répondre à cette question ?
Ce questionnement réveille aussi les profondeurs insoupçonnées et les peurs de nos états d’âme.
Quelques réponses sont suggérées par les grands sages de Descartes « Je pense donc je suis » à Keepling en passant par les philosophes grecs comme Sénèque. « Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va ». J’avoue qu’aujourd’hui quand nous aurons fini les découvertes de ces paradis où le soleil et la chaleur répondent présents tous les jours, j’ai peur d’être un peu perdu au moment du dernier retour en métropole à priori en septembre 2016.
Ce « toujours plus » a un petit côté pervers car avec l’âge, ce toujours plus se transforme aussi en « toujours moins… » : les genoux ont plus de mal à se plier pour monter dans l’annexe, les articulations le soir font un peu souffrir quand nous avons fait deux heures de snorkeling avec palmes dans la journée, le cœur qui s’essouffle plus vite parfois. Bref, la vieillesse montre aussi timidement le bout de son nez et l’on se dit : « Pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt cette transat ». La vieillesse au bout de la terre, comme la misère chantée par Aznavour, sont-elles aussi moins dures au soleil ?

marcel_nizon

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